Ravachol a écritEt on arrive toujours à la même conclusion : le critère de montée est davantage budgétaire que sport...
Je suis d'accord avec toi. Stop à l'hypocrisie.
Puisque qu'au principe de “sélection naturelle “ qui par définition est protéiforme (chaque chapelle y allant de sa recette) s'est substitué un principe unique, prêt à l'emploi, désormais presque universel basé exclusivement sur la ” puissance financière " (nota : la seule recherche désespérée, désespérante de la dite puissance financière s'avère être in-fine le vecteur premier des levages de fourches qu'on déplore si souvent !!!); tant qu'à faire autant opérer à un tri basé sur ce seul et unique critère !!!!!! Ou pour dire les choses autrement tant qu'à y aller, allons-y gaiement…
Est-ce une forme de nostalgie, ma part d'ombre gauchiste mâtinée de sentimentalisme, la sensation du caractère vain de plusieurs décennies d'engagement bénévole au service de la formation ??? Quoi qu'il en soit, je me retrouve de moins en moins dans cette tendance lourde (mais alors lourde de chez lourde) qui banni l'exploit du petit qui bascule le gros, qui banni l'idée de construction pierre par pierre, qui banni la logique de maturation, qui banni tout principe d'inventivité, de créativité, d'innovation au profit d'une seule politique de char d'assaut. S'y retrouver de moins en moins signifie s'en éloigner un peu (c'est déjà le cas), l'étape suivante sera j'imagine de s'en détourner pour au bout du bout tourner définitivement les talons.
Quelques pistes de réflexion pour éviter que la “pompe-à-fric” redevienne un élément “parmi d'autres”, rien que parmi d'autres (certes important mais pas vital et/ou l'alpha et l'oméga de la pratique) pour la promotion du rugby.
1/ Beaucoup plus d'interpénétration entre les différents niveaux. L'exact inverse de la tendance en vogues depuis qqs années ! J'aurais tendance à dire, au bas mot 30% de promus/relégués à l'issue des championnats. Ca peut paraitre contre-intuitif mais ça serait, je le crois fermement, un facteur de stabilité budgétaire, une incitation à la sagesse sur le plan financier… Pourquoi je dis ça ?. “ S'acheter” une promotion à grands coups de flirts avec les lignes rouges budgétaires (et autres entorses à la morale) ne te garantirait rien de plus qu'un passage éclair dans la division supérieure !!!! Le rapport investissement/risque (l'immense majorité des présidents sont issus du patronat, ils baignent dans la logique de ce type de choix au quotidien) les amènerait à s'interroger à deux fois avant de céder aux sirènes de participer allègrement au gonflement de la bulle financière…Une promotion validerait certes le travail accompli mais n'ouvrirait pas forcément le champ à je ne sais quelle tendance mégalomaniaque…A l'inverse, une relégation ne serait plus assimilée à une “catastrophe industrielle”, à la fin de qq-chose mais plutôt l'opportunité de repartir de plus belle dans le sens où ça serait tout simplement le lot chaque année de nombre de coreligionnaires !!!! Ce ne serait plus le truc exceptionnel mais qq-chose qui arrive régulièrement dans la vie de tous les clubs ! (Nota / Dans les faits; quand un club a connu promotion; qu'est-ce qui reste sur le plan émotionnel ? L'aventure des phases finales, le match de la montée OU le maintien dans le bas du ventre mou l'année suivante ???????)…
2/ Remplir d'ores & déjà les obligations règlementaires en vigueur dans la division supérieure pour avoir le droit de monter. Les multiples obligations réglementaires ( infrastructures, nombre d'arbitres, de licenciés dans les cats en compétition, nombre de diplômés fédéraux etc…) vont crescendo de division à division. Rien à redire là-dessus. Par contre, ce qu'on constate souvent dans les faits, c'est que les clubs ne sont enclins à faire des efforts sur ces différents plans QUE quand ils ont accédé à la division supérieure (souvent, c'est la course au truc dans l'intersaison) !!!! Exemple : Cet arbitre supplémentaire, le club va aller le chercher (à défaut de le former) uniquement parce qu'il est monté et qu'il a désormais obligation de l'avoir !!!! J'inverserais la logique…C'est parce qu'il rempli déjà les conditions de l'étage supérieur que le club aurait le droit de monter. Ainsi, les clubs seraient enclin à investir sur du long terme, du solide plutôt que “d'investir” sur je ne sais quel pilier Géorgien ou Ailier Fidjien et remettre ainsi aux calandres Grecques tout ce qui a trait à renforcer les fondations. Aujourd'hui, force est de constater qu'un club qui se veut ambitieux pour son équipe fanion n'a strictement aucun intérêt à mettre des billes dans la formation !!!!!!!!!! C'est même l'inverse qui prévaut. Les moyens financiers qui y sont dédiés sont autant de pépettes en moins pour se “payer” le joueur +++ qui te fera monter…
3/ Revenir à un principe de licences de couleurs mais dans un système revisité.
J'ai imaginé un système de cumuls de points collectifs “plafonné par feuille de match”.
Plutôt que de considérer la seule logique de “formé au club”, je privilégierais le principe “d'ancienneté dans le club”.
Un néo-arrivé dans un Club “vaudrait" 20 points”. Puis on appliquerait un système de dégressivité de 5 points par saison de présence (par exemple, le joueur fait sa 3ème saison dans le club = 20 “saison 1”, moins 5 “saison 2”, moins 5 “saison 3”= 10 pts)….Au bout de 5 ans de présence (continue ou pas) le joueur à une valeur de 0 point. Le joueur formé au club depuis minimes a de fait une “valeur 0” dès qu'il entame sa 1ère année Sénior puisqu'il y est licencié depuis 5 ans. Les “constructions” de feuilles de matchs devraient intégrer le “cumul global de points joueurs” pour respecter un plafond maximal règlementaire. Ainsi, si on plafonne à 200 points (chiffre pris au hasard) tu peux aligner 10 nouveaux joueurs sur une feuille à 22 mais à la condition que TOUS les autres aient 5 ans de présence dans le club ! Ne prenez pas les chiffres à la lettre, ils demandent à être affinés. C'est juste la logique qu'il s'agit de considérer. La logique étant : A chaque fois que tu signes un nouveau joueur, il faut que tu sois en capacité d'aligner à ses côtés un joueur installé dans le club depuis longtemps !!!! La logique bis étant que, suite à une montée il devienne mécaniquement impossible de chambouler de fond en comble l'effectif…..Dans une mesure + ou - importante oui, mais pas de fond en comble. Pas d'interdiction légale de signer 50 joueurs si tu le veux mais impossibilité de tous les aligner en mm temps. Bref, l'idée étant de limiter mécaniquement la valse des mutations élément qui concoure oh combien aux surenchères financières.