J'en remets une couche mais je ne suis pas d'accord sur le fait que RS catalyse toutes les rancœurs, rancunes et autres critiques.
Qui croit véritablement qu'en changeant uniquement le “chapeauteur” de service, tout s'en trouvât métamorphosé ?
J'ai été parmi les premiers à m'étonner notamment de la construction, l'équilibre général tant de l'effectif que des premières compos alignées. M'étonner signifiant ne pas comprendre l'idée de la ligne directrice, de l'objectif recherché (précisant bien que ça n'est pas parce que je ne le comprends pas qu'il n'y en a pas, juste que je ne le comprends pas).
Ceci dit, je ne crois pas qu'avec RS on a affaire à un manager se voulant omnipotent, écrasant, qui tairait illico toute velléité ne serait-ce que de questionnement émanant des différents participants au projet. En tout cas, assurément moins qu'un de ses récents prédécesseurs ici-même…Je ne crois pas à un management toxique pas plus que despotique. Possiblement maladroit parce que ne maîtrisant pas encore tous les codes mais pas écrasant.
Ce que je veux dire, c'est que c'est un peu commode, que c'est réducteur, simpliste et surtout, là est l'essentiel pour l'après, que ça participe à exonérer chacun des participants au projet de leur propre capital de responsabilités que de faire porter le chapeau après coup au seul manager.
Je me rappelle, il y a qqs années mais pas tant que ça (époque Dupont), alors que les résultats Violets étaient en-deçà de ceux espérés que des joueurs étaient montés au créneau pour demander une autre approche dans le jeu. Certains observateurs extérieurs ont associé ceci à une forme de putsch ? Moi je crois surtout que c'était juste la meilleure des preuves que les mecs se sentaient pleinement investis dans le projet ! Ou pour dire les choses différemment qu'ils vivaient véritablement le projet dans une approche 100% collective… Il y eut qqs timides changements sur le pré, pas tant que ça en réalité mais là n'est pas l'essentiel, (de toutes manières le rugby ne se réinvente pas à coups de réunions fussent-elles parées de bonnes intentions). L'essentiel est que les mecs ont alors prouvé qu'ils avaient vraiment le truc qui leur tenait à cœur…
Je n'ai pas trouvé cette année parmi les joueurs ce caractère, cette trempe qui forge les équipes. A n'en pas douter, il y avait de bons rugbymen sur le strict plan sportif mais ne se sont pas bousculés au portillon les mecs pour incarner (au-delà des simples artifices de communication qui tiennent plus du folklore qu'autre chose !!!!) une vraie force mentale, une envie irrépressible presque viscérale de se surpasser qui dépeindrait sur les autres, les amènerait dans un sillage. Personne pour incarner le lead, pas plus d'ailleurs que véritablement de candidat naturel ou même autoproclamé pour habiter la fonction. Je n'irais pas jusqu'à dire que les mecs se sont planqués, ils ont juste fait leur part minimale du job mais personne n'a fait d'effort outre-mesure pour sortir de sa seule zone de confort. Parce que confort, malgré tout ce qu'on peut dire, il y a à BEB ! Les mecs ont été payés en temps et en heure (ce ne fut pas le cas partout en Nationale !), ne bénéficient des pas moins d'outils que ce qui est proposé en moyenne ailleurs tant sur le plan logistique (ils n'ont pas fait Bourg-Rennes-Bourg en autobus dans la journée !) que structurel ou médical…
Bref, je trouve qu'après-coup; verser dans le ouin-ouin, à grands coups de : “ c'est rien que la fôte au chef ”, “si j'aurais su j'aurais pas v'nu”, “ j'irais bien voir ailleurs du côté de chez Swan pq c'est forcément mieux, mais je ne le fais pas…” est un peu fastoche quand on n'a pas fait montre d'un caractère très affirmé sur le pré au moment où il le fallait !!!!
Bref-bis; réclamer la tête du chef sur l'air des lampions c'est bien; mais réclamer une remise en question générale, un reset pour chacun notamment sur l'état d'esprit, sur ce que chacun doit amener tout autant que prendre pour ne pas réitérer les mms erreurs, c'est mieux !!!!